Auteur : Meis Grégory


1.  Introduction.

Il est impossible de construire un bâtiment sur un terrain mou sans qu'il ne subisse des dommages. En effet, on rencontre deux types de problèmes sur les terrains mous:

  • Problème de stabilité : risque de rupture au niveau du sol => entrainant de lourds dommages à l'ouvrage.
         Sur les schémas suivants, on peu constater un affaissement du sol soit total (schéma 1) soit partiel avec fissure dans l'ouvrage(schéma 2) 
         soit partiel sans fissure (schéma 3) du au poids de l'ouvrage sur le sol. 
  • Problème de tassement : ses effets sont plus lents dans le temps mais tout aussi mauvais que pour les problèmes de stablitité.

2.  L'empierrement

2.1  Terrassement + pose du géotextile

La première chose à faire est le terrassement. On enlève suffisamment de terre pour pouvoir placer les pierres. Après terrassement, on place un bidime. C'est un géotextile, un tissu épais très résistant qui va permettre de récupérer certains efforts et de mieux les répartir au niveau du sol et ainsi éviter les problèmes repris ci-dessus.

2.2  Empierrement + compression

Après la pose du bidime, on placera une couche de pierres d'environ 30 cm d'épaisseur qu'on compressera. On va répéter l'opération jusqu'à atteindre la hauteur voulue. On place les pierres couches par couches afin de s'assurer que la compression soit bien faite.

On voit très bien le bidime en blanc et la première couche de pierre compressée.

La couche finale est d'une épaisseur assez importante mais c'est nécessaire si on veut pouvoir construire dessus et garder une bonne stabilité. Cette couche est contrôlée par un laser qui vérifie que le niveau est bien respecté. L'empierrement est une technique pas très coûteuse et est donc fort appréciée pour par exemple construire des hangars.

Les pierres sont mélangées à du poussier. C'est de la poussière de pierre qui peut être parfois mélangée à du ciment. Elle a pour effet de durcir l'empierrement après la compression et en présence d'humidité.

On remarque sur cette photo la couche de finition compactée et au devant des pierres non compressée. On constate l'importance de la compression pour avoir une belle finition et pour que ça soit solide(sans quoi l'empierrement ne servirait à rien...).

Sur cette photo ci, l'empierrement est totalement fini. On peut distinguer certaines zones plus sombres sur la photo. C'est à ces endroits là qu'il y a une plus grande présence de poussier. Un empierrement comme celui ci peut accueillir par exemple une dalle de béton nécessaire pour construire un bâtiment. On peut voir au fond de la photo le début de l'agrandissement du hangar.

2.3  Dans le domaine du privé

La technique de l'empierrement est aussi utilisée dans le privé. J'ai choisis ici de montrer l'exemple d'une allée de garage. On place de nouveau un géotextile sur le terrassement car le terrain a été jugé trop meuble et devais être renforcé. On placera une couche de pierres (avec poussier) qu'on compactera.

Après empierrement, on pourra placer par exemple une couche de bitume ou des pavés. Il est préférable d'attendre une certaine période (au moins 3 semaines) avant de commencer tout travaux d'aménagement sur cette "fondation". Cette période d'attente va permettre à l'empierrement de bien se mettre en place et de bien durcir et ainsi d'éviter tout risque de dommages (fissures,...).

3.  Sources

4.  commentaires

Peut-être un peu bref mais bien illustré!

N'oublie pas de relire pour l'orthographe sinon bon boulot