Le crépis, c’est quoi et à quoi ça sert ?

Le crépis est une éventuel le dernière couche que l’on appliquerait à une maçonnerie juste avant de la peindre. En effet, cet enduit fait partie intégrante de la construction d’un bâtiment. Il est une couche de finition qui permet de protéger les murs des intempéries tout en laissant respirer le bâtiment. Il va permettre une meilleure longévité du gros œuvre, tout en lui apportant une touche esthétique. Outre sa fonction de protection des murs, celui-ci joue également le rôle important en ce qui concerne l’isolation thermique et phonique du bâti. La fonction principale d’un crépi consiste à protéger la construction de la pollution et des variations météorologiques, tout en favorisant les échanges gazeux avec l’extérieur. Une « capacité de respiration » avec l’extérieur indispensable à la plupart des constructions, sous peine de rendre moins confortables et saines les conditions de vie des occupants (augmentation du taux d’humidité et formation de moisissures). Pour autant, l’enduit choisi devra aussi assurer une étanchéité parfaite et améliorer la protection thermique et phonique de la maison.

 Pourquoi choisir le crépi plutôt que la brique ?

Tout d’abord, le budget, car dans la construction, le coût reste toujours un argument de premier choix. Dans ce cas, le crépi reste très bon marché (40 à 60 euro le m²) et celui-ci peut être facilement posé. Ensuite, la panoplie de couleur qui peut lui être ajoutée, celle-ci est très variée et peut évoluer avec le temps. Enfin son majeur atout est son pouvoir isolant. Très utile dans les pays du sud, il conserve une température agréable à l’intérieur de l’habitation.

 Comment prépare- t- on un bon crépi ?

La composition de ce type d’enduit se fait en trois temps :

  • Le gobetis
  • Le corps d’enduit
  • La couche de finition

Premièrement, le gobetis fait office de première couche. Il se fera lorsque la maçonnerie sera bien sèche et son rôle est d’éliminer les plus grosses aspérités, les bavures, et d’humidifier le support. Pour sa préparation, le dosage du mortier sera de 3 volumes de sable, 1.5 de ciment et 1.5 d’eau. Son épaisseur sera de 3 à 8 mm suivant le relief du mur. On l’appliquera sur la zone par une technique d’accrochage, en le posant sur un grillage près monté. Il aura un aspect très rugueux. En second lieu, le corps d’enduit jouera le rôle de seconde couche. Il sera positionné sous forme de bandes verticales qui seront ensuite tirez à la règle. On utilisera ici 3 volumes de sable(plus fin), 1 volume d’eau et 1 volume de ciment. A la fin, cette seconde couche devrait faire entre 8 et 12 mm et devrait donner un aspect plutôt régulier. Finalement, vient la couche de finition, celle-ci sera plus liquide avec un dosage de 3.5 volumes de sable (assez fin), 1volume d’eau et 1volume de ciment. Son épaisseur finale sera de 3 à 5 mm et son aspect sera soit fin, soit granuleux selon la technique employée.

 Des techniques, quelles techniques ?

La pose d’un crépi peut être réalisée selon 4 techniques : projeté, gratté, écrasé, taloché. La technique choisie dépend directement du résultat final souhait.

  • Le crépi projeté : la technique la plus utilisée pour la protection des bâtiments de grande superficie puisque son coût moins important que ceux des autres techniques. Il consiste à projeter le matériau à l'aide d'une machine spéciale.

Mise en œuvre : particulièrement rapide pour un rendu brut.

  • Le crépi gratté : Cette technique reprend la précédente mais y ajoute une seconde étape : le béton est projeté puis gratté soit avec une règle à gratter soit avec une taloche à clous. La mise en œuvre est logiquement plus longue que dans la technique du projeté mais le rendu est plus uniforme. Les outils à gratter permettent d'éliminer les éventuels surplus de matériau.
  • Le crépi écrasé : Cette technique comme la précédente nécessite deux étapes. La première phase consiste à projeter le mortier sur le mur puis alors que le matériau est encore frais, une lisseuse est passée sur le mortier afin de l'écraser. L'effet obtenu est assez esthétique puisque le mur prend un aspect moiré inégal.
  • Le crépi taloché : Cette technique est la plus souvent utilisée par les artisans maçons traditionnels. Elle consiste à projeter le mortier sur le mur puis à le talocher pour obtenir un rendu lisse. L'inconvénient de cette technique est qu'elle prend beaucoup de temps à réaliser et coûte donc par conséquent assez chère. Les murs réalisés avec cette technique doivent être terminés entièrement dans la foulée sous peine de voir de grosses différences de nuances une fois que l'ensemble aura séché.

Attention : Quelque soit la technique choisie, le crépi ne peut être réalisé immédiatement après la fin des travaux. Un délai d'un mois est préconisé pour que la maçonnerie ait eu le temps de sécher et de se stabiliser. Les murs doivent être parfaitement propres : fissures rebouchées, mousses et moisissures traitées. Ces précautions sont d'autant plus importantes lorsqu'il s'agit d'une rénovation. La pose d'un crépi doit être faite dans des conditions climatiques précises. La température ne doit pas être supérieure à 35° ni inférieure à 5°. Le support doit obligatoirement être humidifié si la température est trop forte afin d'éviter les craquelures et les décollements du crépi. (cfr : site directement)

 Le crépi industriel, est-il nocif pour la santé ou l’environnement ?

De manière générale, les crépis traditionnels sont essentiellement issus de l’industrie chimique qui a une méthode de fabrication agressive vis-à-vis de l’environnement. En effet la production de ce matériau engendre un dégagement excessif de CO², de la pollution due aux matériaux provenant de la pétrochimie, et on parle même radioactivité. L’utilisation de ces produits est également nocive pour la santé humaine, les risques de cancer étant malheureusement accrus à très long terme en cas d’inhalation des émanations.

Maintenant, de nouveaux concepts, de nouvelles méthodes de fabrication sont nés, les crépis réunissent à la fois les notions d’isolation, écologie et économie! Leur composition est faite d’éléments inorganiques naturels qui éliminent toutes agressions des biocontaminants (moisissures, allergènes, bactéries) et leurs caractéristiques en font des mortiers multi-isolants écologiques. En définitive, vous isolez votre habitation efficacement tout en préservant votre santé et l’environnement.