1.  Introduction

La traduction de l’anglais « coating » donne deux résultats : enduit où enrobage. Le premier est particulièrement typique à la construction. Il s’agit en fait d’une couche de mortier appliquée sur un mur et destinée à lui donner certaines caractéristiques. L'enrobage quant à lui est un procédé industriel consistant à appliquer une couche de liquide ou de poudre sur la surface d'un produit afin de lui conférer des propriétés particulières. Il est notamment utilisé dans les secteurs pharmaceutiques, électroniques, métallurgiques,…

2.  Enduit

2.1  Constitution et types d’enduit

Les enduits sont constitués d'un liant (chaux, plâtre, ciment ou terre) et de charges minérales (agrégats, ou granulats, comme le sable ou la poussière de marbre). Les propriétés des enduits dépendent de l’incorporation à la préparation d’adjuvants spéciaux (rétenteurs d’eau, entraîneurs d’air, hydrofuges...) et, éventuellement, de charges légères (vermiculite, perlite, ponce, granulats silicocalcaires, polystyrène ou verre expansé...) ou de fibres (verre, fibres synthétiques). L'adjonction de pigments (charges colorantes) n'est pas indispensable et dépend de l'effet recherché.

2.2  Rôles de l’enduit

L'enduit est préféré au béton pour ses qualités propres ; il permet aux murs de respirer et de travailler ce qui évite les fissures; on lui reconnait également des propriétés assainissantes et ses textures donnent un aspect chaleureux aux surfaces qu'il recouvre. Il existe plusieurs rôles pour les enduits. On distingue surtout deux catégories : les enduits intérieurs et les enduits extérieurs.

Les enduits intérieurs peuvent être des enduits de plâtre pour reboucher les grosses fissures, mais il existe des enduits dit de lissage. Ces derniers plus fins et se préparant plus liquides, permettent notamment de donner aux murs le meilleur fini possible.

Les enduits extérieurs sont destinés principalement à assurer l’imperméabilisation des parois verticales sur lesquelles ils sont appliqués. La fonction imperméabilisation implique que l’enduit permette au mur ainsi revêtu, en participant pour sa part à la conception de ce dernier, de s’opposer à la pénétration de l’eau jusqu’au parement intérieur.

D’une manière générale, les enduits ont également un effet plus ou moins marqué sur l’isolation acoustique, car ils agissent sur l’étanchéité à l’air d’une paroi. Cette étanchéité à l’air est réalisée, en partie, par le bloc et, en partie, par l’enduit de finition et détermine l’indice d’affaiblissement acoustique pondéré (Rw). L’amélioration apportée par la présence d’enduit est surtout marquée sur des blocs à structure est relativement « ouverte », c'est-à-dire poreuse (blocs en béton cellulaire par exemple).

3.  Enrobage (ou Coating)

3.1  Définition

On qualifie par enrobage l’application d’une couche de liquide et/ou de poudre sur un produit de base de quelque forme qu’il soit, il s’agit d’une une opération qui donne au produit des caractéristiques de surface. Au sens de l'industrie de la métallurgie, il s’agit de l'application de couches formées à partir de liquide ou poudre, stabilisée par divers moyens, de façon généralement très tenace, de manière à conférer des propriétés particulières d'aspect, de protection (usure, corrosion), de fonctionnement à l'utilisation (résistance mécanique, glissement, transfert de matière...).

3.2  Utilisation type dans la construction : la galvanisation

Approximativement un tiers de l'acier utilisé par l'industrie est enrobé sur sa surface par un coating (où enrobage où encore couche) métallique, inorganique, ou organique.

La galvanisation à chaud est une forme de coating. C'est le processus d’enrober le fer, l'acier, ou l'aluminium d'une mince couche de zinc, en passant le métal par un bain de zinc fondu à une température d'environ 460°C. Une fois exposé à l'atmosphère, le zinc pur (Zn) réagit avec l'oxygène (O2) pour former de l'oxyde de zinc (ZnO), qui réagit par après avec le dioxyde de carbone (CO2) présent dans l’air pour donner du carbonate de zinc (ZnCO3), un matériel gris et mat qui arrête davantage de corrosion dans beaucoup de circonstances, protégeant encore plus l’acier. On obtient ainsi une protection de 180 à 275 g/m² de zinc. L'acier galvanisé est employé couramment dans les applications où la résistance à la corrosion est nécessaire, et peut être identifié par la cristallisation modelant la surface (souvent appelée « paillette "). La galvanisation électrolytique (en utilisant un courant dans le bain de zinc) permet d’obtenir des poids d’enrobages inférieurs à ce que font les lignes à chaud, et elle peut également fournir des enrobages différentiels et unilatéraux pour des applications spécifiques.


Principes de galvanisation

Cristallisation de la surface

3.3  Fonctions et propriétés données par l’enrobage

  • Propriétés auto-adhésives (papier collant,…)
  • Propriétés optiques, électriques, magnétiques
  • Revêtement anti-rayure
  • Résistance à l’eau
  • Résistance au frottement

3.4  Autres méthodes et types d’enrobage

Il existe en plus de cela un tas d’autres procédés d’enrobages, par exemple :

  • Le dépôt physique et chimique de vapeur
  • L’enrobage par détonation et diffusion
  • L’enrobage par polymères (comme le Téflon, par ex. : les casseroles Tefal)
  • L’enrobage anti-réflectif (par ex. : lentilles)
  • La peinture et le vernissage

Enfin, on peut également citer la conversion de surface, qui est un procédé d’enrobage chimique où électrochimique, permettant l’amélioration de la résistance à la corrosion et à la chaleur, ainsi que l’augmentation de la dureté. Dans ce procédé, c’est la surface d’un métal elle-même qui est convertie en enrobage, dont l’épaisseur, pour l’anodisation de l’aluminium par exemple (dans ce cas, la surface est transformée en Oxyde d'Alumine, Al2O3), varie de 5 à 50µm.


Anodisation de l'aluminium

4.  Sources

www.wikipedia.org
CSTC-Contact (n° 2, 2004)
Techniques de l'ingénieur (Articles C2101 et C3670)
Encyclopædia Britannica 2007