Outre la traditionnelle coloration du verre, il existe d'autre traitement ayant pour but principalement le confort.
Ces traitements sont utilisés un peu partout : lunettes astronomiques, casques d'astronautes,
lunettes de vision normales et évidemment dans la construction! Nous allons développer les trois traitements les plus utilisés :
l'anti-reflet, l'anti-éblouissement et la vitre sans tain.

Le traitement antireflet

Le premier traitement antireflet fut inventé en 1935 par Alexander Smakula.

On dépose sur chaque face de la lentille une fine couche transparente, d’une épaisseur égale au quart de la longueur d’onde
de la lumière incidente et l’indice de réfraction se trouvant à une valeur bien précise entre l’indice du 1er milieu et
l’indice du 2ème milieu, alors la quantité de lumière réfléchie et celle réfléchie par le verre s'annulent par un effet d'interférences destructives (ondes en opposition de phase).

Pour les verres courants d’indice de 1.5, il faudrait disposer d’une couche d’indice de 1.22 ce qui ne correspond à aucun
matériau connu, mais il existe un oxyde transparent, le fluorure de magnésium (MgF₂) qui a un indice de 1.38.
Ainsi pour la longueur d’onde de la lumière jaune-vert qui correspond au centre du spectre visible, il faut une épaisseur de 1μm.
Ceci permet de réduire le coefficient de réflexion à une valeur de l’ordre du pourcent, mais juste au centre du spectre visible.
On a donc inventé les traitements multicouches qui diminuent le coefficient à 0.5% et dans tout les domaines du spectre.

À L’heure actuelle, les nanostructures tridimensionnelles commencent à se développer, qui assurent la même qualité qu’un traitement
multicouches sans avoir besoin d’utiliser un complexe de plusieurs couches.

Le traitement anti-éblouissement

Ce principe repose sur un dispositif électrochrome qui est en général composé de 5 couches emprisonnées entre 2 supports de verre ou de plastique.
Il est composé de couches transparentes conductrices (2,6), d’une électrode électrochrome (3), d’un électrolyte(4) et d’une contre-électrode(5).
Ce dispositif fonctionne comme une batterie, il peut se charger ou se décharger, suivant le sens du courant entre les deux électrodes,
le système se colore ou se décolore et ce grâce aux propriétés optiques des électrodes. Dans certains cas,
c’est l’absorption de la lumière par le matériau qui varie, et dans d’autres c’est la réflexion.

Le système le plus utilisé est le système d’oxyde de tungstène (WO₃) /HIrO₂. En effet, grâce à l’électrolyte,
on peut considérer que ceux-ci sont en contact et lorsque de la lumière atteint ce système une réaction d’oxydo-réduction se produit. \\ Lorsque l’oxyde de tungstène s’oxyde,il se colore et idem pour l’iridium.

La vitre sans tain ou miroir semi-réfléchissant

Un miroir semi-réfléchissant est un miroir qui sépare la lumière en deux flux lumineux, un réfléchit et l’autre réfracté. Il existe 3 moyens d’obtenir une lame séparatrice (face semi-réfléchissante) :

   * Deux prismes triangulaires collés avec du baume du Canada
   *  Déposer une fine couche d’un composé métallique à la surface d’une lame de verre. On a utilisé longtemps de l’étain (d’où vitre sans tain),\\ 

mais maintenant c’est le plus souvent de l’aluminium qui est utilisé. L’épaisseur est calculée avec une précision telle qu’elle permet de choisir
les couleurs transmises ou réfléchies.

   *  Utilisation d’un prisme dichroïque : prisme qui laisse passer les rayons lumineux qui se situent dans une certainement plage de longueur 
d’onde et qui réfléchit les autres.

Le problème avec la vitre sans tain c'est qu'il suffit d'inverser la luminosité et l'obscurité pour faire l'effet inverse!
Ce système est souvent utilisé par la police pour reconnaitre les suspect.

sources

http://www.galerie-photo.com/lumiere-diffuse-reflexion-parasite.html
http://membres.lycos.fr/materiaux/intel_f_elec.html
http://forums.futura-sciences.com/physique/55313-fonctionne-une-vitre-tain.html
www.wikipedia.org