Application de géogrilles : renforcement d'un mur de soutènement

Lors d'une construction de talus, soutènements ou berges dont la pente doit excéder le talus naturel, il est possible de raidir les pentes pour obtenir l’angle souhaité, grâce à l’inclusion de nappes de géosynthétiques (géogrilles ou géotextiles) installés en lits horizontaux entre chaque passe de compactage. Le remblai renforcé par géogrille présente les atouts suivants :

  1. ouvrage très souple, il résiste à des tassements différentiels du sol support et répartit mieux les contraintes sur le sol de fondation supprimant l'effet de pointe des techniques rigides (murs béton). Son domaine d'utilisation est ainsi beaucoup plus vaste : sols de fondation compressibles, zones sismiques, pentes de stabilité précaire...
  2. liberté totale dans l'inclinaison du parement, elle peut être uniforme ou variable, au choix du concepteur.
  3. le parement est totalement végétalisable. Il constitue la meilleure prévention contre les graffitis en milieu urbain et garantit en milieu rural une parfaite intégration de l'ouvrage dans l'environnement.
  4. il peut le cas échéant constituer une protection phonique au même titre que des merlons en terre non renforcés, avec cependant un gain d'emprise au sol.
  5. module élevé et matières premières ayant peu de fluage, garantissement en outre la stabilité à long terme des ouvrages de soutènement.
  6. faible déformation, ce qui est très important dans le domaine des constructions routières et ferroviaires.
  7. support des charges dynamiques importantes et stabilité vis à vis des endommagements

mécaniques.

La géogrille est placé entre les blocs en conformité des calculs du concept. Ce calcul définit aussi bien le type du géogrille, que sa longueur d’ancrage, que sa distance réciproque. Tout ceci dépendra de la hauteur de soutènement, des charges extérieures possibles et des caractéristiques du remblai.

Le facteurs du concept:

  1. La force de traction du géogrille
  2. La longueur d’ancrage du géogrille: celle-ci faitsuite au calcul du concept.
  3. Le nombre de couches de géogrille: celai-ci faitsuite au calcul de la stabilité interne.
  4. La distance entre le couches de géogrille:elle se situe ntre 20 et 60 cm et fait suite au calcul de la stabilité interne.
  5. La force de liaison

Mise en oeuvre :

Le remblai est réalisé par couches successives d'épaisseur(s) pré-définie(s), butées en parement contre un coffrage provisoire très rustique destiné à fixer l'inclinaison du talus. Les opérations se déroulent selon le phasage suivant :

  1. La géogrille est découpée à la longueur fixée par le calcul puis disposée avec un géomatelas de lutte contre l'érosion en attente sur le coffrage.
  2. Le matériau de remblai, conforme aux hypothèses de calcul, est approvisionné sur l'épaisseur de la couche, réglé et soigneusement compacté.
  3. La géogrille en attente est alors étalée sur la couche ainsi réalisée, puis lestée avec du matériau de remblai.
  4. Le coffrage est remonté au niveau de la couche suivante.
  5. retour à la 1ère opération...

Caractéristiques :

- résistance à la traction de 20 jusqu’ à 1000kN/m pour des géogrilles classiques ; les géogrilles en PVA atteignent une résistance de 1200 kN/m ; les géogrilles en aramide ont une résistance à la traction jusqu’à 2000 kN/m et ils sont peu sensibles au fluage.

- allongement à la rupture de 3,5 jusqu’ à 12%, mais plus souvent aux alentours de 6%.

Quelques caractéristiques d'un fabriquant « COLBOND » :